Le fleuve Somme en serpentant de sa source à la baie de Somme donne vie à une mosaïque d’étangs. Saisissez cette invitation à la promenade, profitez du spectacle de la magie des brumes et égarez-vous au cœur de ce dédale aquatique...
La présence des anguillères (pièges servant à capturer les anguilles) évoque le caractère très poissonneux de ce secteur, domaine également privilégié pour la capture de carpes et de brochets. Les étangs de la Haute Somme se découvrent du haut de quelques points de vue aménagés surplombant la vallée. Les étangs de la Haute-Somme sont le paradis des pêcheurs et des randonneurs. Le long des berges, guettez dans les reflets de la rivière les carpes scintillantes et goûtez à la sérénité.
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Durant des millions d'années, le paysage picard s’est laissé façonner par le vent et l'eau. Des roches sédimentaires (craie, argile, calcaire, sable) se sont déposées progressivement dans les plaines alluviales et les fonds marins.
Le fleuve Somme a creusé son lit voilà 12 000 ans et, depuis l'époque romaine, la vie s'organise autour de la vallée : constructions de gués, pèche. Au moyen âge, la vallée est découpée en portions d'étangs qui, une fois aménagés, produisent de l'énergie hydraulique.
Jusqu’au milieu u XXème siècle, ces petits îlots servaient à la production maraîchère (ex. : les Hardines de Péronne).
Puis on creusa et découpa les étangs en maints formes géométriques afin d’y prélever la tourbe qui, une fois séchée, était utilisée pour la construction des maisons et des usines ou servait de combustible à la population, mais aussi de fertilisant après combustion.
Le fleuve Somme et sa chevelure d'affluents serpentent en faisant maints détours, créant ainsi une mosaïque d'étangs. Dans ses méandres, nichent une faune et une flore riches et diversifiées :
- Côté faune :
114 espèces nicheuses sur 264 recensées en France sont présentes dans la vallée. On trouve des espèces devenues très rares en Picardie comme le Blangios nain, le héron bihoreau, le butor étoilé ou la mésange à moustache. Les étangs sont le domaine des oiseaux d'eau: le grèbe huppé, le grèbe castagneux, la foulque macroule, ou blairie, la poule d'eau et le canard colvert.
- Côté flore : au coeur des roselières ponctuées de saules et d'aulnes et sur les larris, poussent de rares et belles espèces végétales : roseaux, plantes carnivores, orchidées, fougères, digitale jaune, renoncules et stellaires des marais,….
Les herbiers de nénuphars blancs offrent également nourriture et abris à de nombreuses espèces aquatiques.
. la pêche : Les étangs très poissonneux de la Haute-Somme, ne peuvent que satisfaire les férus de pêche, amateurs d’un jour et autres amoureux du bouchon !
Pêche au blanc ou aux carnassiers, à l’anglaise ou au coup, à la graine ou à la mouche, il y en a pour tous les goûts !
Tanches, sandres, truites, brochets, goujons, anguilles, gardons, brèmes, carpes et perches nagent en ces endroits paisibles, sauvages et généreux.
La spécificité des étangs et des marais de la Haute Somme c'est qu'ils appartiennent juridiquement à des propriétaires, communes ou particuliers, qui en gèrent l'exploitation.
Pour tout savoir sur les cartes pêche (annuelle, vacances ou journalière), les hébergements pêche, les sites de pêche, les dates d’ouverture : Fédération de pêche de la Somme – Tél. : 03 22 70 28 10 - www.unpf.fr/80
. la randonnée : amis randonneurs, enfilez vos chaussures de randonnée, chargez votre sac à dos : lunettes de soleil, casquette, bouteille d’eau, crème solaire, pull et vêtement de pluie, n’oubliez pas vos jumelles et appareil photos et arpentez nos chemins de randonnée en vallée de la Haute-Somme.
>> Téléchargez les circuits de randonnée de la Haute-Somme
. Le belvédère de Vaux, balcon sur la vallée
Sur son promontoire, le Belvédère de Vaux domine la Haute vallée de la Somme et offre un superbe panorama d’entrelacs, d’étangs et de marais.
Un petit chemin filant sur la gauche invite à prolonger la balade et à partir à la découverte du larris. Là, se développent une faune et une flore atypiques, à observer en suivant le sentier des «maguettes».
De longue date, les versants plus pentus étaient réservés au pâturage. Le larris s’est ainsi formé. Il est caractéristique avec sa craie affleurante et sa faune et flore d’affinité méditerranéenne : orchidées, églantiers et digitales, humer les tapis odorants de thym et de violette et laissez-vous guider par les papillons, sauterelles et criquets !
Le bel appétit des « maguettes » (chèvres en picard) est le garant de la survie du larris. A l’aise sur la pente abrupte, elles débroussaillent et luttent efficacement contre le boisement.
Depuis 1997, Marc Dubiquet, éleveur, y fait pâturer son troupeau.
. La Montagne de Frise, sur les pas de Blaise Cendrars
Tout comme Eclusier-Vaux, le larris de Frise, à l’ambiance méridionale, est couvert d’herbes sèches et d’arbustes. Le panorama sur les méandres de la Somme est exceptionnel.
Ici, le poète moderne Blaise Cendrars a combattu pendant la Grande Guerre. De la mi-décembre jusqu’en février 1915, il est en position aux lieux-dits de la Grenouillère et du Bois de la Vache où, avec les copains de son escouade, il va monter des coups de main qu’il décrira dans ses fameux ouvrages « La main coupée » et « J’ai tué ».
« Au Bois de la Vache, à la corne au bois, nous tenions un petit poste qui n’était séparé du petit poste allemand que par quelques sacs de terre. On aurait pu s’embrocher à la baïonnette d’une tranchée à l’autre »
Des vestiges de tranchées sont toujours visibles.
Les sites du belvédère de Vaux et de la Montagne de Frise sont gérés par le Conservatoire des sites naturels de Picardie : sorties et chantiers nature y sont organisés.
A partir de la base de Cappy, partez en croisière ! Une flottille de pénichettes confortables et bien équipées, de 5 à 10 personnes sont proposées d'avril à novembre par Locaboat Holidays.
Navigateurs d’eau douce, les passages aux écluses ponctueront votre périple.
La maîtrise des manœuvres s'acquiert rapidement dés la base de départ. Ces pénichettes se conduisent sans permis.
Les canaux de la Somme s'ouvrent sur le grand réseau fluvial du Nord de la France et peuvent conduire les aventuriers vers le sud, l'est, ou vers le Nord (direction la Belgique, la Hollande...).
Chemin du Port - 80340 Cappy
Tél : 03 22 76 12 12 - Fax : 03 22 76 13 23
cappy@locaboat.com – www.locaboat.com
Le p’tit train de la Haute Somme qui musarde le long des bords de Somme vous propose une découverte originale.
Les amateurs de tortillard d'antan seront comblés : un tunnel, un haut pont, un rebroussement en Z, une rampe en forêt sans oublier les vieilles banquettes de bois, les secousses et peut-être quelques escarbilles… Il est pourtant bien loin le temps où le train convoyait les poilus de la Grande Guerre !
APPEVA
BP 70106 – 80001 Amiens Cedex 01
Tél. : 03 22 83 11 89 – www.appeva.org
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La courageuse anguille parcourt des kilomètres pour aller se reproduire en Mer des Sargasses, au large des Antilles.
Mais avant cela, elle s’engraisse dans nos étangs surtout au printemps et en été. En hiver, elle se réfugie dans la vase.
Puis, après 12 à 20 ans de vie sédentaire au fond de la Somme, elle se métamorphose, elle arrête brusquement de se nourrir, sa peau vire au vert argenté et elle entreprend son long périple (6000 kms) pour rejoindre le sud-est de la Floride.
En picard, on l’appelle “cacheux”, on la pêche en vallée de la Somme entre Béthencourt et Bray-sur-Somme.
Ces anguilles sont attrapées grâce aux 9 anguillères qui subsistent en vallée de la Haute-Somme mais elles peuvent aussi être pêchées à la ligne, de mai à août.
Les anguilles sont ensuite accommodées de multiples façons : fumée ou fraîche, en terrine ou en matelote, grillée ou mitonnée au cidre.

« L’anguille fumée est une tradition de la région. On allume un feu, on suspend les anguilles dans le fumoir et l’on dépose de la sciure de hêtre sur les braises. La chair est légèrement grasse, moelleuse et subtilement salée. Ça fond dans la bouche, c’est divin ! »
Denis Boulanger, producteur d'anguilles
En juillet, ne maquez pas la fête de l’anguille à Eclusier-Vaux !
